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Crotale du temple, 2018

Jean-Marie Appriou
Fonte d'aluminium
36 x 215 x 120 cm

L’ŒUVRE

Qu’il le nomme Crotale du temple, Python à lèvres blanches, Stalagmite, Stalactite ou Snake 1, le serpent, symbole de force primale, proche des énergies de la terre, est une figure récurrente dans l’univers fantasmagorique du sculpteur.

Il a peut-être quitté l’Eden, et plus surement le temple de Penang en Malaisie où il a coutume de vivre, pour venir habiter de son charme ondulant, de sa vibration mystique, de nouveaux paysages mentaux. Et veiller sur les instincts, les mondes intérieurs et l’intensité des élans humains.

L’ARTISTE

Il a choisi la sculpture depuis ses études aux Beaux-Arts de Rennes en 2010. Les grands formats l’attirent comme la possibilité de formaliser un monde en totalité.

Il décide de s’y consacrer pleinement, faisant peu à peu émerger une œuvre à la cohérence têtue et rêveuse à la fois, au foisonnement symbolique inédit. Il définit un entre-monde dans un nuancier de gris sourd, charbonneux ou argent, réalisé principalement en fonte d’aluminium. Une technique qu’il apprend à connaître comme on entre en amour. Dans cet étrange rêve éveillé couleur mercure, minéral et calcifié, chaque personnage, bête ou créature, est investi d’un rôle. L’histoire qu’il a en tête évolue avec lui ; il y a l’apiculteur, l’astronaute, le baigneur, l’enfant à la flute, la femme à l’archer. Dans le décor qu’il décide de leur donner. Vague, forêt, rang de maïs. Il invente un théâtre, scène ouverte à toutes ses visions, qu’elles lui viennent des films et bandes dessinées d’Alejandro Jodorowsky, des visages peints par les préraphaélites, des calvaires bretons dans les villages de son enfance, des nabis, du musée Gustave Moreau, des paysages d’Arnold Böcklin... Elles sont nombreuses, transversales, intemporelles, animales. Elles pollinisent et contaminent à leur tour le regard et l’esprit. Il dira : « Lorsque je sculpte un papillon ou un coquillage, je le fais sincèrement ». Cet engagement dans la matière, palpable dans la pulpe de sa production, ce dessein visant à révéler l’authenticité des rêves, donne à sa production son relief si particulier.

Exposition La Lumière des Mondes du 23 mai au 15 décembre 2019
Sous l’impulsion créative de Garance Primat
Commissaires : Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux.