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From Nature To Nature (Six Parts), 1986

Charbon de bois sur papier et bois brûlé
98 x 76 cm,
David Nash

L’ŒUVRE

Il y a le triangle pour figurer l’espace, le cercle pour le mouvement, le carré pour la matière.

L’artiste anglais David Nash voit ainsi la manière dont une forme trouve à s’épanouir. Pour la révéler, il y a la vibration du noir, sa densité unique, qu’on obtient grâce au charbon.
Pour donner le bois carbonisé dont jaillit la couleur, il y a l’arbre, matrice essentielle au sculpteur. L’arbre dans tous ses états, avec lequel il dialogue depuis cinq décennies. From Nature to Nature consacre la vertu d’un cycle infini.

L'ARTISTE

L’homme tronçonne, entame, coupe, carbonise, brûle, mais le vocabulaire qu’il emploie à propos de son matériau de toujours – qu’il a rencontré en 1969 en s’installant au pays de Galles après la Chelsea School of Art – est de l’ordre du discours amoureux.

Des arbres qu’il aborde, David Nash dit qu’ils le regardent. Il cherche quant à lui à parler leur langage. « Je me laisse séduire par le matériau » , ajoutera-t-il encore. Il faut que le déclic ait lieu. Cet échange lui est nécessaire, et c’est dans la mise en relation, dans ce qu’il comprend du chêne, de l’hêtre, du séquoia, du sycomore, là où ils se trouvent, qu’il peut commencer à travailler, que la sculpture aboutira. Il se tient dans leur environnement, appréhende leur sol, l’airqui les entoure, le ciel qui les surplombe, leurs humeurs aussi, leur personnalité. Texture, résistance, lignes, croissance, tout orientera son geste. L’arbre le guide, l’idée viendra de lui. Il travaille vite alors, souvent en taille directe. Aime à respecter les volumes de chacun de ses protégés. Pour se concentrer sur la matière, il a développé un répertoire de formes auxquelles il reste fidèle, et qui évoluent tendrement avec le temps, comme on le dirait d’un amour. Folds, présenté dans l’exposition, déploie la majesté d’un séquoia qui se rassemble en une étreinte. Son centre brûlé, de ce noir si cher à l’artiste, lui donne une profondeur émouvante. À 73 ans, cet acteur majeur du Land Art reste toujours aussi épris de nature, des forces élémentaires qui la traversent et de la dynamique créatrice qu’elle lui insuffle.

Exposition Poussières d’Étoiles du 26 mai au 15 décembre 2018
Sous l’impulsion créative de Garance Primat
Commissaires : Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux