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Ikb 182 Le monochrome, 1961

Yves Klein
Pigment sec et résine synthétique sur gaze
19,8 x 18,2 cm

L’ŒUVRE

Une pépite. Une météorite. Un objet voyant non imaginé. Un IKB. « International Klein Blue ». Yves Klein fait le choix du bleu, parce qu’il est sans dimension, comme le ciel et la mer, formes les plus abstraites et nécessaires de la nature.

Immatériel, infini, indépassable. Ce bleu outremer créé spécialement, parce qu’il conserve pour chaque pigment ses capacités de rayonnement. Le désir monochrome enfin, pour atteindre l’absolu spirituel. Une œuvre qui se mesure à l’espace, en un combat loyal : ceux que préfère le peintre qui fut aussi excellent judoka

L'ARTISTE

Le judo, auquel Yves Klein s’initie à 19 ans, n’est pas un passe-temps anecdotique. En 1947, il ne s’agit pas encore d’un sport mais d’une méthode d’éducation visant à la maîtrise de soi, et le pratiquer lui donne une rigueur, une discipline spirituelle, une énergie sereine, qui agissent dans sa vie et son art.

Sa conviction, sa clairvoyance quant à la voie qu’il emprunte, son feu créatif, sont à l’aune de sa force physique et mentale. Dans un laps de temps très court, puisqu’une crise cardiaque l’emporte en 1962 à 34 ans, il est parvenu à imposer ses idées, ses pistes de recherche, sa vision, exposant à Paris, à Milan, à Los Angeles, à New York, étayant ses travaux avec un art abouti du commentaire et du mot juste. Son corpus d’oeuvres est tout entier mû par un désir : être l’artiste de l’espace et de l’immatériel. Il est en cela une figure prémonitoire du siècle à venir. Mais au milieu des années 50, son approche est inédite. Outre les Monochromes et les IKB ( il en réalisera 200 ), qui le rapprochent de l’énergie de l’univers, il utilise les quatre éléments comme matériaux de création : il réalise des Peintures de feu avec des flammes de gaz venant lécher la surface de la peinture ; pense une Architecture de l’air pour un futur enfin immatériel ; ses Cosmogonies sont les empreintes de la nature, comme il relevait celles des corps avec les Anthropométries; ses Reliefs planétaires reprennent les topographies des paysages lunaires… Artiste de l’espace, il se devait d’y aller lui-même. En 1960, Le Saut dans le vide est en cela une performance majeure. Sa carrière fulgurante est ensuite stoppée en plein vol. Un saut comme une autre prémonition.

Exposition Poussières d’Étoiles du 26 mai au 15 décembre 2018
Sous l’impulsion créative de Garance Primat
Commissaires : Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux