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The secret life of plants, 2001-2002

Anselm Kiefer
Branches, plâtre, fil et plomb sur toile
190 x 560 x 25 cm

L’ŒUVRE

La Terre et le ciel, réunis. The Secret Life of Plants célèbre cette épiphanie. La prise de conscience que chaque forme de vie sur Terre trouve son équivalent dans le cosmos sous l’aspect d’une étoile.

Théorisée par Robert Fludd, penseur anglais du XVIIe siècle, cette idée marque l’artiste. L’ici-bas n’est pas un en-soi. Elle agit au plus profond de son oeuvre. Celle-ci déploie le devenir constellation d’une branche, qui
quitte la pesanteur de la surface de plomb en décidant de sa métamorphose. Anselm Kiefer crée à l’aune de l’immensité indéchiffrable.

L'ARTISTE

De la matière dans un espace. Ceci pourrait être à la fois une définition éclair de l’univers et celle d’un tableau ou d’une installation d’Anselm Kiefer.

La matière qui occupe l’artiste depuis la fin des années 60 est plurielle, faite de végétaux séchés, de plâtre, de terre, de cendres, de plomb, mais aussi de béton, de verre, de fils barbelés et surtout de pensées ; celles de poètes, d’écrivains, de philosophes qui l’accompagnent, le transforment et deviennent nécessaires à l’avènement de son geste. Toute cette matière agit, procède en secret, sédimente, s’accumule, connaît des variations d’état, à la manière des atomes, des ions et des molécules jusqu’à trouver, sur des formats imposants ou occupant de vastes surfaces, son point de stabilisation ou son point de rupture. Car le moment de la chute, pressenti, inévitable, est inséparable de sa quête. Comme les étoiles qui naissent et meurent, explosent, se font incandescentes, débris, retournent à la matière, qui à son tour se rassemble, coagule pour reformer un nouvel astre, dont il loue et respecte le cycle. En 2007, lors de l’exposition Monumenta au Grand Palais, il avait d’ailleurs choisi le titre Chute d’étoiles pour donner forme à son univers. Mais la chute est aussi celle des hommes. Historique. C’est pour la conjurer que ses paysages, érigés par un effroi premier, s’en remettent à la sublimation, traversés par une force spirituelle, cosmique qui vient tout bouleverser, réinitialiser. Malgré l’échec, la transformation est à l’oeuvre, travaillée par la mémoire et le non avenu, le non connu.
Tout ce qu’il reste encore à découvrir, à révéler, à comprendre.

Exposition Poussières d’Étoiles du 26 mai au 15 décembre 2018
Sous l’impulsion créative de Garance Primat
Commissaires : Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux